Rouage Lab

Votre dispositif LCB-FT, appliqué et prouvable.

Le Lab note chaque client, impose le niveau de vigilance et garde la trace de chaque décision pour le jour du contrôle.

PortefeuilleDonnées d'exemple
ClientScoreVigilanceDécision
SAS Exemple Immobilier71renforcéevalidée, 12/03
SARL Démo Traiteur38standardvalidée, 09/03
SCI Exemple Patrimoine64renforcéeà examiner
EURL Démo Conseil22simplifiéevalidée, 02/03
SAS Exemple Négoce45standardvalidée, 27/02

Ce que fait le Lab

Une application pour cabinets d'expertise comptable. Elle remplace la grille Excel et le manuel rangé dans un tiroir par un dispositif qui tourne dans vos dossiers.

01 · Scoring

Un score et un niveau de vigilance pour chaque client

Un référentiel de critères que vous adaptez à votre cabinet. Vous importez le portefeuille, chaque client reçoit son score et son niveau.

Fiche clientExemple
71vigilance renforcée
  • Activité
  • Zone géographique
  • Nature de la mission
  • Canal de la relation

02 · Détection

Les opérations atypiques remontent d'elles-mêmes

Le collaborateur dépose le fichier des écritures (FEC) du client. Le Lab signale les opérations qui sortent du profil, selon cinq typologies.

Opérations signaléesExemple
  • 06/03Virement n° 4821, montant hors profilà examiner
  • 11/03Encaissements en espèces au-dessus du seuil habituelà examiner
  • 19/03Règlement à un tiers non référencéclassée

03 · Traçabilité

Un historique daté, consultable à toute date

Chaque cotation et chaque décision est enregistrée avec son motif. Vous rouvrez le dossier tel qu'il était, comme le fera le contrôleur.

Historique du dossierExemple
  1. 12/03Cotation validée, vigilance renforcéemotif : activité immobilière
  2. 09/03Pièce d'identité vérifiéeauteur : collaborateur référent
  3. 02/03Client importé, fiche ouverteliste de ce qui manque établie

Où ça se complique en cabinet

Quatre endroits où le dispositif, bien conçu sur le papier, se défait sur un portefeuille réel.

En cabinetAvec le Lab
L. 561-4-1Une classification des risques écrite, mais aucun client n'y est rangé.Chaque client reçoit un score et un niveau de vigilance.
L. 561-6La même vigilance pour tous les dossiers.Le niveau suit le risque et se revoit pendant toute la relation.
L. 561-32Un manuel qui décrit ce qui devrait se faire.Les décisions réelles sont enregistrées, avec leur motif.
L. 561-36, L. 561-12Une décision sans trace datée.Un historique daté, consultable à n'importe quelle date.
Voir le détail et les références

Une classification écrite, jamais rapprochée du portefeuille

La loi demande une classification des risques selon la nature des services, les caractéristiques des clients et les pays concernés, puis des mesures de vigilance proportionnées à cette évaluation (art. L. 561-4-1). Tant que chaque client n'est pas rangé dans un niveau, la classification reste un document, pas un dispositif.

La même vigilance pour tous les dossiers

Traiter tous les clients au même niveau, par prudence ou par commodité, ne répond pas à l'obligation : la vigilance doit varier avec le risque, et elle s'exerce pendant toute la relation d'affaires, pas seulement à l'entrée (art. L. 561-6).

Un manuel qui décrit ce qui devrait se faire

Le cabinet doit mettre en place une organisation et des procédures internes qui tiennent compte de son évaluation des risques (art. L. 561-32). Un manuel recopié d'un modèle, jamais rapproché des pratiques du cabinet, expose à l'écart entre ce qui est écrit et ce qui est fait.

Une décision sans trace datée

L'Ordre des experts-comptables contrôle le respect de ces obligations par les experts-comptables (art. L. 561-36). Le cabinet conserve cinq ans les documents relatifs aux mesures de vigilance mises en œuvre (art. L. 561-12). Une cotation sans date, sans auteur ni motif ne se démontre pas, même quand elle était juste.

Ce que la loi vous demande

Votre cabinet est assujetti à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Cinq obligations, tout au long de la relation client.

L. 561-5

Identifier vos clients

Connaître le client et son bénéficiaire effectif.

Voir le détail

Connaître le client et son bénéficiaire effectif, recueillir les justificatifs, les conserver et les tenir à jour.

L. 561-4-1

Classer les risques

Une classification écrite, puis un niveau par dossier.

Voir le détail

Une classification écrite, puis un niveau de vigilance attribué à chaque dossier : standard ou renforcée, avec des mesures simplifiées possibles quand le risque est faible.

L. 561-6

Rester vigilant

La vigilance ne s'arrête pas à l'entrée en relation.

Voir le détail

La vigilance ne s'arrête pas à l'entrée en relation. Les opérations doivent rester cohérentes avec ce que vous savez du client.

L. 561-15

Déclarer les soupçons

Quand le doute persiste, la déclaration part à Tracfin.

Voir le détail

Quand le doute n'est pas levé, la déclaration part à Tracfin, et l'examen qui y mène doit pouvoir être retracé.

L. 561-36

L'Ordre contrôle

Le contrôle porte sur ce qui est écrit, appliqué et tracé.

Voir le détail

L'Ordre contrôle ce dispositif. Le contrôle porte autant sur ce qui est écrit que sur ce qui est appliqué et tracé. Un manuel rangé dans un tiroir ne suffit pas.

Un manuel de procédure sur mesure

Le Lab ne génère pas de manuel. Celui de votre cabinet est rédigé sur mesure, à partir de ce que vos équipes font réellement, et structuré selon la norme professionnelle.

En parler

Pour qui, et pour qui ce n'est pas

Mieux vaut le savoir avant le premier rendez-vous.

C'est pour vous si

  • Votre cabinet n'a pas de responsable conformité à temps plein.
  • Un contrôle de l'Ordre est annoncé, ou vous savez qu'il arrivera.
  • Votre portefeuille grossit plus vite que vos procédures.
  • Vous avez un manuel, mais rien qui prouve qu'il est appliqué.

Ce n'est pas pour vous si

  • Vous cherchez un prestataire qui tienne votre dispositif à votre place : le Lab est un outil, vos équipes l'utilisent.
  • Vous voulez transférer la responsabilité : elle reste celle du cabinet et de son représentant. Le Lab outille votre dispositif, il ne se met pas à votre place.
  • Votre dispositif tourne déjà, avec un responsable dédié et des contrôles tracés : vous n'avez pas besoin de nous.

Comment ça se passe

Trois temps, de l'import du portefeuille à la trace complète.

  1. 1

    Import

    Vous importez votre portefeuille clients. Le Lab ouvre une fiche par dossier et en tire la liste de ce qui manque.

  2. 2

    Cotation

    Chaque client est coté selon votre référentiel. Le niveau de vigilance est attribué, et vous le validez avec un motif.

  3. 3

    Suivi

    Vos collaborateurs déposent les FEC, examinent les opérations signalées et décident. Chaque décision entre au journal.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande avant une démo.

Faut-il changer nos logiciels ?

Non. Vous importez votre portefeuille en fichier et vous déposez le FEC du client sur sa fiche. Le Lab ne se branche pas encore directement sur les logiciels de production.

Le Lab peut-il faire la déclaration de soupçon à notre place ?

Non, et personne ne le peut. La déclaration relève du cabinet et de son représentant légal, elle n'est pas délégable. Le Lab outille ce qui vient avant : la détection, l'analyse écrite et la traçabilité, pour que la décision de déclarer ou non soit prise sur des éléments et reste démontrable ensuite.

Qui est assujetti à la LCB-FT ?

Les experts-comptables et les salariés autorisés à exercer la profession en application des articles 83 ter et 83 quater de l'ordonnance du 19 septembre 1945, ainsi que les commissaires aux comptes (art. L. 561-2, 12° et 12° bis du code monétaire et financier).

Combien de temps faut-il conserver les pièces et les décisions ?

Cinq ans à compter de la clôture des comptes ou de la cessation de la relation avec le client, pour les documents et informations relatifs à la relation d'affaires et aux mesures de vigilance mises en œuvre. Les documents relatifs aux opérations se conservent cinq ans à compter de leur exécution (art. L. 561-12).

Qui contrôle le dispositif du cabinet ?

L'Ordre des experts-comptables, pour les experts-comptables et les salariés autorisés (art. L. 561-36). Le contrôle porte sur l'organisation et les procédures du cabinet autant que sur leur application.

Parlons de votre cabinet.

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